🚗 Éthylotest et loi : les points clés à retenir
- 🍷 En France, il est interdit de conduire avec un taux d’alcool égal ou supérieur à 0,5 g/L de sang, soit 0,25 mg/L d’air expiré.
- 🅰️ Pour les jeunes conducteurs, conducteurs en permis probatoire ou en conduite accompagnée, la limite est fixée à 0,2 g/L de sang, soit 0,10 mg/L d’air expiré.
- 🧪 Depuis 2020, il n’est plus obligatoire de posséder un éthylotest dans son véhicule, mais il reste fortement recommandé pour vérifier son alcoolémie avant de conduire.
- ⚖️ Une conduite sous alcool peut entraîner 6 points retirés, une amende, une immobilisation du véhicule, une suspension du permis, voire des sanctions pénales en cas de délit ou d’accident.
- 🔒 L’éthylotest anti-démarrage, ou EAD, peut être imposé par le préfet ou la justice après certaines infractions liées à l’alcool au volant.
Éthylotest et loi : que faut-il savoir avant de prendre le volant ?
En France, l’alcool au volant reste l’un des principaux facteurs d’accidents graves et mortels. Selon la Sécurité routière, près de 30 % des accidents mortels sont liés à une prise excessive d’alcool. Même à faible dose, l’alcool diminue les réflexes, altère la vigilance, augmente le temps de réaction, réduit la perception du danger et favorise les comportements à risque.
L’éthylotest, aussi appelé alcootest, est un dispositif permettant d’estimer le taux d’alcool dans l’air expiré. Il peut être chimique, à usage unique, ou électronique, réutilisable. Même si la loi n’impose plus aujourd’hui d’en posséder un dans son véhicule, il reste un outil de prévention important pour les conducteurs, les entreprises, les collectivités, les transporteurs, les établissements recevant du public, les professionnels de santé et les organisateurs d’événements.
En France, l’alcool au volant est l’une des plus importantes causes de décès sur les routes chaque année. Pour anticiper et prévenir les risques d’accidents, des dispositifs ont été mis en place afin d’encourager l’usage d’un éthylotest homologué. L’éthylotest permet de dépister le taux d’alcool dans l’air expiré et ainsi savoir si l’on est apte ou non à prendre le volant. Vous pouvez également consulter notre article sur l’alcool au volant.
Attention toutefois : un éthylotest ne doit jamais être utilisé comme une autorisation automatique de conduire. Si vous avez consommé de l’alcool, la solution la plus sûre reste de ne pas prendre le volant. L’alcoolémie varie selon le sexe, le poids, la fatigue, la prise de médicaments, l’alimentation, la vitesse d’absorption et le temps écoulé depuis la consommation.
Si vous comptez acheter un éthylotest, il faut savoir qu’il en existe deux sortes : l’éthylotest à usage unique ou l’éthylotest électronique. Selon votre utilisation et votre budget, votre choix peut se porter sur un appareil jetable ou réutilisable. Alors, êtes-vous apte à conduire ? Une fois équipé, il n’est pas compliqué de comprendre le fonctionnement de chaque appareil de test d’alcoolémie.


Ce que dit la loi sur les éthylotests
L’éthylotest est-il obligatoire dans une voiture ?
Depuis 2020, il n’est plus obligatoire de posséder un éthylotest dans son véhicule. Cette mise à jour est importante, car l’ancienne réglementation imposait auparavant la présence d’un alcootest dans les véhicules à moteur, sans sanction effective depuis 2013. La loi d’orientation des mobilités et le décret de 2020 ont supprimé cette obligation de possession.
Depuis le 1er mars 2012, la présence d’un alcootest dans tous les véhicules à moteur avait été rendue obligatoire par un décret publié au Journal officiel. Cette mesure avait pour objectif de lutter contre l’alcool au volant ou au guidon. En 2013, un nouveau décret avait maintenu cette obligation, mais supprimé la sanction en cas de non-possession d’éthylotest. Aujourd’hui, cette obligation a été supprimée : il n’y a donc plus d’amende ni de rappel à la loi pour absence d’éthylotest dans un véhicule particulier.
Même sans obligation légale, conserver un éthylotest homologué dans sa voiture, son utilitaire, son véhicule professionnel ou sa trousse de sécurité reste une bonne pratique de prévention. Il permet de vérifier une situation à risque après un repas, une soirée, un événement professionnel, un mariage, une fête ou une consommation ponctuelle d’alcool.
Cependant, le CISR du 9 janvier 2018 a renforcé le recours à l’éthylotest anti-démarrage, aussi appelé EAD. Il s’agit d’un dispositif associé au système de démarrage d’un véhicule. Il empêche la mise en route du moteur si le taux d’alcool détecté est supérieur au seuil autorisé par la réglementation. Ce dispositif peut être imposé par le préfet ou par la justice dans certaines situations liées à la conduite sous alcool.
Quel est le taux d’alcoolémie à ne pas dépasser ?
Le taux légal dépend du profil du conducteur. Pour un conducteur expérimenté, il est interdit de conduire avec un taux d’alcool égal ou supérieur à 0,5 g/L de sang, soit 0,25 mg/L d’air expiré. Pour un conducteur en permis probatoire, en conduite accompagnée ou soumis à un éthylotest anti-démarrage, la limite est fixée à 0,2 g/L de sang, soit 0,10 mg/L d’air expiré.
Cette mesure vise à responsabiliser les conducteurs ainsi qu’à revoir la consommation d’alcool avant de prendre le volant. Attention, lorsque vous avez bu, l’alcool continue de monter dans le sang pendant 15 à 30 minutes si vous n’avez pas mangé avant et 30 à 60 minutes si vous avez mangé. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre article sur les effets de l’alcool dans l’organisme.

| Profil du conducteur | Taux maximal autorisé dans le sang | Équivalent dans l’air expiré |
|---|---|---|
| Conducteur expérimenté | Inférieur à 0,5 g/L de sang | Inférieur à 0,25 mg/L d’air expiré |
| Jeune conducteur / permis probatoire | Inférieur à 0,2 g/L de sang | Inférieur à 0,10 mg/L d’air expiré |
| Conduite accompagnée | Inférieur à 0,2 g/L de sang | Inférieur à 0,10 mg/L d’air expiré |
| Conducteur soumis à EAD | Inférieur à 0,2 g/L de sang | Inférieur à 0,10 mg/L d’air expiré |
Quel est le taux d’alcool pour un jeune conducteur ?
Les jeunes conducteurs sont également concernés puisqu’en 2015 la limite de 0,5 g/L autorisée a été abaissée à 0,2 g/L de sang. Cette règle est valable pendant toute la durée du permis probatoire, soit 2 ans pour les permis obtenus après conduite accompagnée, soit 3 ans pour les autres. Cette baisse du taux autorisé vise à empêcher la consommation d’alcool avant de conduire et encourage l’utilisation d’un éthylotest pour jeune conducteur.
En pratique, le seuil de 0,2 g/L correspond à une tolérance très faible. Pour un jeune conducteur, la recommandation la plus sûre est donc simple : zéro alcool avant de conduire. Un verre peut suffire à atteindre ou dépasser le seuil légal selon le profil, le poids, le sexe, la fatigue, l’alimentation et le temps écoulé.
Quelles sont les sanctions pour alcool au volant ?
Quelles sanctions en cas de conduite avec alcool ?
Les sanctions dépendent du taux relevé et du profil du conducteur. Une alcoolémie comprise entre le seuil légal et 0,8 g/L de sang constitue une contravention. À partir de 0,8 g/L de sang, il s’agit d’un délit, avec des sanctions plus lourdes.
Conduire en état d’ivresse est une infraction au code de la route. Les conducteurs expérimentés comme les jeunes conducteurs contrôlés avec un taux d’alcoolémie supérieur ou égal au seuil autorisé encourent notamment les sanctions suivantes :
- Un retrait de 6 points sur le permis.
- Une amende forfaitaire de 135 € dans les cas contraventionnels les plus courants.
- Une immobilisation possible du véhicule.
- Une suspension possible du permis selon la situation.
| Situation | Type d’infraction | Sanctions principales |
|---|---|---|
| Conducteur expérimenté : 0,5 à moins de 0,8 g/L | Contravention | Amende forfaitaire 135 €, retrait de 6 points, immobilisation possible |
| Jeune conducteur : 0,2 à moins de 0,8 g/L | Contravention | Amende, retrait de 6 points, conséquences fortes sur le permis probatoire |
| Alcoolémie égale ou supérieure à 0,8 g/L | Délit | Jusqu’à 2 ans d’emprisonnement, 4 500 € d’amende, suspension ou annulation possible |
| Alcool + stupéfiants | Délit aggravé | Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement, 9 000 € d’amende, retrait de points |
| Accident corporel avec alcool | Sanctions aggravées | Peines lourdes selon les blessures, l’homicide involontaire ou les circonstances |
Lors d’un contrôle routier, si vous avez fait l’usage de substances non autorisées, vous pouvez également être sanctionné. Une consommation combinée d’alcool et de stupéfiants constitue une circonstance particulièrement grave et expose à des sanctions renforcées.

Pour le cas des accidents de la route causés par l’alcool, la sanction est beaucoup plus importante. En effet, mettre la vie de quelqu’un d’autre en danger expose à de lourdes conséquences : amende, retrait de points, suspension ou annulation du permis, confiscation possible du véhicule, peine d’emprisonnement et conséquences assurantielles importantes.
Quelle peine pour récidive d’alcool au volant ?
En cas de récidive, les sanctions peuvent être aggravées : annulation du permis, interdiction de conduire certains véhicules, confiscation du véhicule, obligation de conduire avec un éthylotest anti-démarrage, amende plus importante ou peine de prison selon les circonstances. L’EAD peut également être imposé comme alternative ou complément à la suspension du permis.
Éthylotest chimique ou électronique : lequel choisir ?
Il existe deux grandes familles d’éthylotests : les modèles chimiques à usage unique et les modèles électroniques réutilisables. Le choix dépend de la fréquence d’utilisation, du budget, du besoin de précision, du contexte professionnel et de la facilité de stockage.
| Type d’éthylotest | Avantages | Limites | Profil recommandé |
|---|---|---|---|
| Éthylotest chimique à usage unique | Simple, économique, léger, facile à stocker | Usage unique, date de péremption à surveiller, lecture parfois moins confortable | Conducteurs occasionnels, trousse auto, événements ponctuels |
| Éthylotest électronique | Réutilisable, lecture numérique, pratique pour tests fréquents | Prix plus élevé, entretien et recalibrage nécessaires selon modèle | Professionnels, entreprises, transporteurs, usages réguliers |
| Éthylotest anti-démarrage EAD | Bloque le démarrage si taux supérieur au seuil autorisé | Installation encadrée, usage imposé dans certains cas | Conducteurs soumis à décision préfectorale ou judiciaire, transport collectif |
Comment bien choisir son éthylotest ?
Pour que le résultat soit le plus précis possible, il est recommandé de garder et d’utiliser l’éthylotest dans un environnement dont la température est compatible avec les recommandations du fabricant. De nombreux modèles indiquent une plage d’utilisation, par exemple entre 10°C et 40°C.
Notez que les éthylotests ont une date de péremption qui, une fois dépassée, ne permet plus de garantir la fiabilité du résultat. De plus, un test d’alcoolémie fiable doit posséder une certification adaptée, comme une conformité à la norme NF pour les modèles concernés, ou être proposé par un fabricant garantissant la conformité du produit.
Pour un éthylotest électronique, il faut aussi vérifier la fréquence de recalibrage, le type de capteur, l’autonomie, le temps de chauffe, le temps de réponse, la disponibilité des embouts, la lisibilité de l’écran et les conditions d’entretien. Pour un usage professionnel, ces critères sont essentiels afin d’éviter les erreurs d’interprétation.
- Vérifier la norme ou l’homologation : choisir un éthylotest conforme et fiable.
- Contrôler la date de péremption : indispensable pour les éthylotests chimiques.
- Respecter les conditions de stockage : chaleur, froid et humidité peuvent altérer certains tests.
- Attendre avant de souffler : il faut laisser le temps à l’alcool de se diffuser dans l’organisme.
- Ne pas se fier à une sensation personnelle : on peut se sentir “apte” tout en étant au-dessus du seuil légal.
- Prévoir plusieurs tests : surtout pour les événements, entreprises ou établissements accueillant du public.
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter notre guide d’achat sur comment choisir son éthylotest.
Comment utiliser correctement un éthylotest ?
Pour obtenir un résultat plus fiable, il faut respecter le mode d’emploi du fabricant. Un test réalisé trop tôt après la consommation peut être trompeur, car l’alcoolémie continue de monter pendant plusieurs dizaines de minutes. Il est donc recommandé d’attendre suffisamment avant de réaliser le test, en particulier après un repas ou une consommation récente.
- Lire attentivement la notice de l’éthylotest.
- Vérifier la date de péremption ou l’état de calibration.
- Attendre après la consommation d’alcool avant de faire le test.
- Réaliser le test dans de bonnes conditions de température.
- Souffler selon la durée et l’intensité indiquées.
- Lire le résultat immédiatement ou après le délai prévu.
- En cas de doute, ne pas conduire.
💡 Conseil GirodMedical
Pour un usage occasionnel, un éthylotest chimique à usage unique peut suffire. Pour un usage fréquent, professionnel ou collectif, privilégiez un éthylotest électronique avec embouts disponibles, entretien clair et recalibrage prévu. Dans tous les cas, si vous avez consommé de l’alcool, la meilleure décision reste de ne pas conduire.
FAQ – Éthylotest, alcool au volant et réglementation
L’éthylotest est-il obligatoire dans une voiture en France ?
Non. Depuis 2020, il n’est plus obligatoire de posséder un éthylotest dans son véhicule. Il reste toutefois recommandé comme outil de prévention avant de prendre le volant.
Quel est le taux d’alcool autorisé pour conduire ?
Pour un conducteur expérimenté, le seuil est inférieur à 0,5 g/L de sang, soit 0,25 mg/L d’air expiré. Pour un jeune conducteur ou un permis probatoire, le seuil est inférieur à 0,2 g/L de sang, soit 0,10 mg/L d’air expiré.
Quel éthylotest choisir : chimique ou électronique ?
Un éthylotest chimique convient à un usage ponctuel. Un éthylotest électronique est plus adapté à un usage régulier, professionnel ou collectif, à condition de respecter l’entretien et le recalibrage.
Combien de temps attendre avant d’utiliser un éthylotest ?
Il faut attendre que l’alcool soit diffusé dans l’organisme. L’alcoolémie peut continuer de monter pendant 15 à 30 minutes à jeun et 30 à 60 minutes après un repas. En cas de doute, il ne faut pas conduire.
Que risque un jeune conducteur contrôlé positif à l’alcool ?
Un jeune conducteur contrôlé à partir de 0,2 g/L de sang risque notamment une amende, un retrait de 6 points et des conséquences importantes sur son permis probatoire.
Qu’est-ce qu’un éthylotest anti-démarrage ?
Un éthylotest anti-démarrage, ou EAD, est un dispositif relié au véhicule. Il empêche le démarrage si le taux d’alcool mesuré dépasse le seuil autorisé. Il peut être imposé par le préfet ou la justice.
Un éthylotest périmé est-il fiable ?
Non. Un éthylotest périmé ne garantit plus un résultat fiable. Il faut toujours vérifier la date de péremption des modèles chimiques et l’état de calibration des modèles électroniques.
Peut-on conduire si l’éthylotest indique un résultat négatif ?
Un résultat négatif réduit le risque d’être au-dessus du seuil légal, mais il ne garantit pas toujours l’aptitude à conduire. Fatigue, médicaments, vigilance diminuée ou consommation récente peuvent rendre la conduite dangereuse.
📌 Points clés à retenir
- 🚗 L’éthylotest n’est plus obligatoire dans le véhicule depuis 2020, mais il reste fortement recommandé.
- 🍷 Le seuil légal est de 0,5 g/L de sang pour les conducteurs expérimentés et 0,2 g/L pour les jeunes conducteurs.
- 🧪 Il existe des éthylotests chimiques à usage unique et des éthylotests électroniques réutilisables.
- ⚖️ L’alcool au volant peut entraîner retrait de points, amende, suspension, immobilisation, voire des sanctions pénales.
- 🔒 L’EAD peut être imposé après certaines infractions liées à l’alcool.
- ✅ Avant de conduire, la meilleure prévention reste simple : si vous buvez, ne conduisez pas.
📚 Sources consultables
- Service-Public – Alcool au volant : taux autorisés et sanctions
- Service-Public – Éthylotest anti-démarrage : obligations et durée
- Sécurité routière – Réglementation de l’alcool au volant
- Sécurité routière – L’alcool et la conduite
- Sécurité routière – L’éthylotest anti-démarrage
- Sécurité routière – Décret 2020 : suppression de l’obligation de possession d’un éthylotest
- ONISR – Bilan 2024 de la sécurité routière