L’histoire du tensiomètre

Le premier appareil de mesure de la tension artérielle est arrivé après l’invention du stéthoscope  par le médecin français René Laennec, en 1816.

En 1828, un autre français, Jean Léonard Marie Poiseuille a décris le premier appareil de mesure de la pression sanguine dans ses recherches sur « La force du cœur aortique  » . Cet appareil, composé de mercure, est l’ancêtre des tensiomètres (la pression artérielle est encore donnée en dixièmes de millimètre de mercure). Ensuite, Jules Marey invente le sphygmographe en 1860, premier appareil mesurant la pression sanguine de manière non invasive.

Modèle de Jules Marrey
Modèle de Jules Marrey

En 1880, Karl Ritter Von Basch invente lui aussi un sphygmomanomètre, qui par la suite, connaîtra des améliorations. Le professeur Potain a simplifié l’appareil du professeur Karl Ritter Von Basch,  et ainsi permis un usage quotidien par les médecins.

En s’appuyant sur les précédentes inventions faites au cours du 19ème siècle, le médecin italien Scipione Riva-Rocci a crée le premier tensiomètre avec brassard en 1896.

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Il a été amélioré en 1905 par Nikolaï Korotkoff. Ce dernier a ajouté l’utilisation d’un stéthoscope sur l’artère brachiale, afin d’entendre des bruits beaucoup plus précis. Cette version améliorée a permis la détection des signes d’hypertension artérielle. Les bruits qu’on entend lorsqu’on mesure la pression artérielle portent dorénavant le nom de « bruits de Korotkoff ».

L’industriel français (Emile Spengler) et deux  cardiologues français (Henri Vaquez et Charles Laubry) s’associent afin de mettre au point le premier tensiomètre mano-brassard du nom Vaquez-Laubry. En 1910, le français Victor Pachon propose également une nouvelle version d’appareil de mesure de la tension. Son tensiomètre possède un oscillateur,  et n’a pas besoin de stéthoscope.  Cependant, le tensiomètre de référence reste celui de Vaquez et Laubry.

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Tensiomètre Vaquez-Laubry de Spengler

En dépit des découvertes médicales précédentes, l’utilité de la mesure de la tension dans le diagnostic médical a été pleinement reconnue qu’à partir des années 1950. A partir de là, le tensiomètre est devenu un appareil médical indispensable.

Les tensiomètres ont ensuite énormément évolué. Le japonais Panasonic a lancé son premier tensiomètre électronique d’auto-mesure au poignet en 1993. Il s’appuie sur la méthode oscillatoire de Victor Pachon abandonnée  en raison de son manque de précision. La méthode apparaît beaucoup plus efficace dans la version électronique.

Les  tensiomètres nouvelles générations ont permis le développement de la prise de tension à domicile et permettent un meilleur suivi des patients, notamment pour les personnes souffrants d’hypertension. Ces tensiomètres automatiques gonflent automatiquement le brassard et s’utilisent sans stéthoscope, grâce à leurs capteurs intégrés.

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