Le diabète, c’est quoi ?

Le diabète, les diabètes, quels sont les causes, les effets, les conséquences, et surtout quels sont les traitements et solutions pour lutter contre le diabète ?

Définition du diabète

Le diabète est une immunodéficience complexe pouvant affecter l’ensemble du corps et qui nécessite une attention particulière et des soins quotidiens. Les complications d’un diabète mal géré peuvent avoir un impact significatif sur la qualité de vie et la longévité d’un individu. Actuellement, aucun remède n’existe pour soigner le diabète, mais il existe des solutions pour permettre aux personnes atteintes de diabète de mener une vie normale.

Il existe plusieurs types de diabète ; aussi dangereux les uns que les autres. Les trois principaux sont le diabète de type  1, le diabète de type 2 et le diabète gestationnel.

Quels sont les effets du diabète sur le corps ?

Le diabète est provoqué par une mauvaise utilisation par l’organisme du glucose apporté par l’alimentation; bloqué dans le sang, le sucre provoque une hyperglycémie. Un taux de sucre trop élevé entraîne des complications à court et à long terme sur la santé.

Quand de la nourriture contenant des glucides est ingérée, le corps transforme la nourriture en sucre, ou glucose. Au même moment le pancréas est supposé créer de l’insuline, et il est important de rappeler le rôle de l’insuline dans le corps :

Cette insuline agit comme une clef qui permet d’ouvrir les cellules du corps pour y laisser entrer le glucose et alimenter les organes. Or, chez une personne diabétique, l’insuline manque ou ne fait pas son travail, le glucose s’accumule dans le sang, provoquant l’hyperglycémie, et les organes s’affaiblissent par manque de nutrition.

Le diabète de type 1

Aussi appelé diabète « insulinodépendant » ou diabète « juvénile » parce qu’il touche principalement les enfants et les jeunes adultes, le diabète de type 1 compte pour environ 10% des diabètes et est provoqué à cause d’une réaction auto-immune de l’organisme faisant que le système immunitaire se met à détruire les cellules productrices d’insuline du pancréas.

Il n’existe aucun moyen de prévenir le diabète de type 1 dans la mesure où les causes de son apparition sont mal connues si ce n’est qu’il semble exister une prédisposition chez certaines personnes par transmission génétique. Quoi qu’il en soit, aucun lien n’a jusqu’alors été démontré entre un changement d’habitudes ou une mauvaise hygiène de vie et l’apparition du diabète de type 1.

Sans insuline, les cellules de l’organisme ne peuvent transformer le glucose en énergie, et à terme, le corps brûlera ses propres graisses afin de relâcher dans le sang une substance chimique qui servira de substitut à l’insuline. Sans injection d’insuline, l’accumulation de ces substances chimiques peut très vite entraîner des complications dangereuses pour la vie de l’individu.

De nombreux symptômes peuvent subitement apparaître chez une personne atteinte d’un diabète de type 1 :

  • Une soif et une faim excessive
  • Des urines abondantes
  • Un état de fatigue extrême proche de la léthargie
  • Une cicatrisation lente de la moindre blessure pouvant entraîner des infections
  • Des démangeaisons
  • Une vision floutée et une sensation d’étourdissement périodique
  • Une perte de poids subite et inexplicable
  • Des sauts d’humeur
  • Des migraines
  • Des crampes aux jambes

Si tout ou plusieurs de ces symptômes apparaissent, consultez votre médecin, il sera rapidement en mesure de déterminer grâce à un simple test s’il s’agit d’un diabète de type 1.

Les personnes atteintes d’un diabète de type 1 sont dépendantes de l’injection quotidienne d’insuline pour palier à l’incapacité du corps à en produire. Elles peuvent également opter pour le port d’une pompe à insuline interne ou externe. Dans les deux cas, il est nécessaire de contrôler régulièrement (4 à 6 fois par jour) leur niveau de glucose dans le sang grâce à un lecteur de glycémie.

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Les injections doivent être combinées avec une alimentation adaptée et un exercice physique régulier. En effet, le but du traitement est de réguler le niveau de glucose dans le sang, pas de l’éliminer. (Une glycémie « normale » se trouvant entre 0,70  et 1,10 g/L de sang) C’est pourquoi si plus aucun glucide n’est absorbé, mais que de l’insuline est injectée pour lancer le processus de transformation du glucose, il y a un risque de provoquer l’effet inverse recherché; l’hypoglycémie.

Le diabète de type 2

Il est le type de diabète le plus largement répandu, représentant près de 90% des diabètes diagnostiqués, il est souvent désigné diabète « non-insulinodépendant » ou diabète « de l’adulte » car il se développe à plus forte raison chez les individus de plus de 35 ans.

Les personnes atteintes d’un diabète de type 2 sont capables de produire tout ou partie de leur propre insuline, cependant cette dernière ne parviendra pas à ouvrir et laisser entrer le glucose dans les cellules du corps pour alimenter les organes. Ce phénomène est appelé insulinorésistance.

Ce type de diabète peut parfois être long à se développer et donc à détecter; la résistance des cellules à s’ouvrir sous l’influence de l’insuline sera croissante, et en réponse à ce phénomène, le pancréas va produire de plus en plus d’insuline pour essayer de faire passer le glucose dans les cellules du corps. Cette surproduction d’insuline opérant plusieurs années finira par épuiser le pancréas qui, en plus de produire de l’insuline inefficace ou partiellement inefficace, perdra entre 50 et 70% de sa capacité de production.

Les causes à l’origine d’un diabète de type 2 peuvent, comme dans le cas d’un diabète de type 1, être génétiques et donc héréditaires. Néanmoins le risque de diabète est grandement augmenté chez les personnes ayant une mauvaise hygiène de vie entraînant hypertension artérielle, surpoids et obésité, couplés à un manque d’exercice physique.

Ce constat offre la possibilité de prévenir le diabète de type 2 dans la mesure ou une alimentation saine et équilibrée associé à une activité physique régulière suffit généralement à empêcher le diabète de se développer. Or, dans la mesure où la personne diabétique doit réellement être un acteur dans le traitement de sa maladie et pas uniquement un patient, la prévention est souvent inefficace par manque de motivation.

C’est pourquoi dans de nombreux cas de diabète de type 2, un traitement médicamenteux est tout de même nécessaire en plus d’injections d’insuline, mais ils ne sont en aucun cas des substituts. Là encore, il convient de contrôler régulièrement le taux de glucose dans le sang grâce à un lecteur de glycémie.

Les symptômes du diabète de type 2 sont les mêmes que ceux du diabète de type 1,cependant comme ils ne surviennent pas subitement, ils peuvent à tort être considérés comme des signes naturels de vieillesse rendant la maladie encore plus difficile à appréhender.

Le diabète gestationnel

Peu courant mais néanmoins préoccupant, le diabète gestationnel ou diabète « de grossesse » peut survenir chez les femmes n’ayant jamais développé de diabète auparavant, mais qui présentent vers la fin du 2ème trimestre de grossesse, des taux de glucose anormalement élevés, soit parce qu’il s’agissait d’un diabète jusqu’alors asymptomatique, soit parce qu’un diabète s’est développé uniquement pendant la grossesse.

Les causes du diabète gestationnel sont mal connues mais elles sont généralement observées à cause d’une diminution naturelle de la sensibilité à l’insuline (ou insulinorésistance) de la femme pendant la période de grossesse du à une production d’hormones trop importante rendant le corps incapable d’utiliser l’insuline correctement. La femme fera alors face à un problème d’hyperglycémie caractéristique du diabète.

Transmis au bébé par le placenta, l’excès de glucose entraînera une sécrétion prématurée d’insuline par le pancréas du bébé lui-même pour filtrer le glucose nouvellement reçu. Les effets peuvent être dangereux pour le bébé comme pour la mère car ils peuvent entraîner une macrosomie. (Bébé grossissant trop vite et pouvant atteindre un poids de plus de 4 kg au terme de la grossesse).

Les complications d’une macrosomie peuvent entraîner des difficultés pendant l’accouchement (césarienne, déformation des épaules du bébé) et rendre le bébé plus enclin à l’obésité pendant son enfance et au diabète de type 2 une fois adulte.

Certaines femmes considérées plus vulnérables sont plus à même d’être victimes de diabète gestationnel, parmi elles on compte :

  • Les femmes en surpoids ou souffrantes d’obésité (IMC > 25kg/m²)
  • Les femmes ayant des cas de diabète dans leur famille
  • Les femmes ayant déjà été victime d’un diabète gestationnel ou mis au monde un bébé atteint de macrosomie
  • Les femmes enceintes de plus de 35 ans

Il convient de traiter le diabète gestationnel de la même manière que n’importe quel diabète, c’est à dire en privilégiant une alimentation saine et équilibrée et en pratiquant un maximum d’activité physique. Le contrôle quotidien du niveau de glucose avec un lecteur de glycémie est bien entendu essentiel pour prévenir l’hyperglycémie et savoir quand il est nécessaire de pratiquer des injections d’insuline.

Un traitement garantissant un niveau de glucose normal et stable est l’assurance d’une grossesse tranquille et d’un enfant en bonne santé.

Le diabète, une maladie contemporaine en pleine croissance

Aujourd’hui, on estime à plus de 422 millions le nombre de personnes diabétiques dans le monde, bien plus en comptant les personnes qui s’ignorent diabétiques ou qui ne se font pas diagnostiquer. Plus de 5 millions de personnes en meurent chaque année, soit plus que le Sida ou la malaria. Malgré que la grande majorité des diabétiques résident dans les pays dits développés, plus de 80% des décès par diabète surviendraient dans les pays à revenus faibles par manque de moyens de prévention et de traitement (notamment l’insuline).

La croissance exponentielle de ce phénomène soulève un problème de société d’autant plus grave qu’il est le reflet du mode de vie occidental actuel qui s’étend. Le développement du diabète est largement mis en cause par les problèmes de malnutrition couplés à un manque d’exercice physique entraînant obésité et problèmes cardiovasculaires.

Sensibilisation de la communauté internationale

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la Fédération International du Diabète (FID) ont lancés depuis 1991 la Journée Mondiale du Diabète en la journée du 14 Novembre. Cette journée vise à faire connaître le diabète à travers le monde et à prévenir grâce à l’éducation les risques de diabète chez les générations futures.

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Le cercle bleu est le symbole universel du diabète, symbolisant le genre humain uni sous un même ciel bleu

 

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