cupping

Faire du neuf avec du vieux : Le cupping

Histoire et pratique du cupping

Le cupping est une thérapie ancestrale faisant partie de la médecine traditionnelle chinoise (MTC), celle-ci se base sur l’application de ventouses à même la peau pour provoquer un effet de succion. Les plus anciens écrits abordant cette pratique remontent à des millénaires derrière nous et prouvent que ces soins étaient exécutés par les médecins chinois mais aussi égyptiens.

Une séance se déroule de la même manière qu’une session de massage, sauf que ce sont de petites coupes en verre qui vont remplacer les mains. Pendant que la patient s’allonge sur sa table de massage, le thérapeute prépare son matériel. Pour créer l’effet de succion, il place une substance inflammable dans la petite coupe, soit une petite dose d’alcool, du papier ou encore des herbes séchées avant d’y mettre le feu. Alors que l’intérieur de la coupe brûle, celle-ci est rapidement apposée à même la peau du patient et va se coller instantanément.

Alors que l’air à l’intérieur de la coupe a été consumée par les flammes, un vide va se créer dans ce petit espace, créant ainsi une pression négative qui va tirer la peau et les vaisseaux sanguins vers le fond de la cloche. Mais ces instruments relativement évolués n’ont pas toujours été ceux utilisés par le passé; au début il était surtout question de cornes creuses d’animaux ou de coupes de bambous. De plus le vide pouvait être créé de manière plus archaïque, en aspirant simplement l’air avec la bouche par un petit trou et en bouchant ensuite avec le doigt. Ces méthodes traditionnelles ont marquées la pratique et même si les outils ont changés, le principe est toujours le même. Dans la pratique moderne, les coupes utilisées sont munies d’une valve, et l’air y est aspiré par une petite pompe prévue à cet effet.

coupe pompe

Deux techniques de traitement sont connues, alors que l’aspiration simple, à sec, consistant à tirer la peau est la plus sollicitée, il existe également la méthode « humide » qui s’applique sur des plaies et petites entailles pour effectuer une petite purge et aspirer le sang « pollué » tout en faisant réagir le système immunitaire et libérer de l’endorphine pour la guérison et la relaxation.

Remarque : ces techniques sont déconseillées chez les personnes souffrant de problèmes dermatologiques, ou arborant de nombreux grains de beauté sur le corps. De la même manière, La technique humide avec extraction de sang est bien entendu non recommandée chez les personnes hémophiles.

Une séance de cupping n’est jamais très longue, 15 minutes tout au plus pour traiter une partie du corps complète. En effet, il est peu recommandé de laisser une ventouse plus de 5 minutes sur une même portion de peau sous peine d’endommager les tissus et les vaisseaux sanguins.

Quels résultats ?

Les résultats les plus remarquables sont esthétiques; la méthode laisse des traces sur les parties du corps traitées et des ronds de couleur rouge et violet viennent apparaître après la succion. Ces marques très inesthétiques à l’allure de plaies nécrosées sont en fait dues à l’afflux sanguin soudain en dehors de leur vaisseau, créant un hématome à la surface de la peau. Ces marques peuvent être visible une dizaine de jours après le traitement.

rond rougesUne séance de cupping qui a mal tournée ; une quinzaine de marques tout au plus sont laissées après une séance standard

Mais ces marques sont le prix à payer de l’intense relaxation musculaire que la pratique procure. En effet, le cupping est généralement apprécié par les personnes en recherche de détente, mais aussi par les sportifs de haut niveau pour améliorer la circulation sanguine et lymphatique et accélérer le rétablissement des muscles contractés par le stress et l’effort. Le cupping semble également faire ses preuves dans le domaine esthétique – une fois les tâches rouges passées – en raffermissant la peau et en réduisant la cellulite.

C’est notamment à l’occasion des Jeux Olympiques de Rio 2016 que la pratique a connu un boom de popularité, à la suite de photos postées par le très médaillé Michael Phelps lui-même, allongé sur une table de massage en pleine séance de cupping avant sa course.

Le moins que l’on puisse dire dans son cas, c’est que cela semble lui réussir. Est-ce que cela en fait une preuve qu’il s’agit d’une thérapie médicale aux bienfaits reconnus ? Rien n’est moins sur, et si beaucoup de scepticisme semble encore planer sur la pratique avec la mise en avant par les professionnels de la santé d’un éventuel effet placebo, il n’en reste pas moins que la majorité des personnes s’étant laissés convaincre en ressortent vivifiés.

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