Guide d’achat stethoscope

Comment choisir votre stéthoscope ?

Comment choisir le bon stéthoscope pour votre utilisation ? GirodMedical vous guide et vous présente tout ce qu’il faut connaître pour bien choisir son stéthoscope.

1. Définition du stéthoscope

2. Les composants du stéthoscope

3. Le stéthoscope électronique

4. Une pratique : un stéthoscope

5. Utiliser son stéthoscope

6. L’auscultation

1. Définition du stéthoscope

Le stéthoscope est un dispositif médical utilisé pour l’auscultation des patients. Chaque profession de santé utilise un stéthoscope mais chaque profession a des besoins différents.

Il permet d’écouter différents bruits de l’organisme (notamment du cœur, des poumons, de l’abdomen et des vaisseaux) :

– Les bruits physiologiques : normaux = hautes fréquences
– Les bruits pathologiques : anormaux = basses fréquences

Le son résulte de la vibration de molécules dans l’air, elles se groupent pour former des courbes de fréquences, exprimées en Hertz. Le stéthoscope électronique, qui rencontre un très large succès, amplifie les bruits et permet de détecter plus facilement bon nombre de pathologies cardiovasculaires.

2. Les composants du stéthoscope

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La Membrane

La membrane est positionnée sur le pavillon, c’est le récepteur du stéthoscope. Elle va capter directement les vibrations sonores émises par le corps humain.

Une membrane peut être dite simple ou double fréquence; la membrane double fréquence permet un spectre d’écoute plus large, en changeant simplement la pression exercée sur le pavillon par le praticien d’’écouter :

– les hautes fréquences avec une faible pression (bruits physiologiques : souffles)
– les basses fréquences avec une pression ferme (bruits pathologiques).

La taille de la membrane doit être adaptée à la zone à ausculter. Par exemple, pour une auscultation pédiatrique on préféra une membrane de petite dimension.

La forme de la membrane est également à prendre en compte. La plupart des stéthoscopes possèdent une membrane ronde cependant certaines membranes ont une forme ovale qui permet une auscultation plus aisées des parties difficiles d’accès.

Le pavillon

Le pavillon est la partie la plus sensible d’un stéthoscope. La précision d’écoute dépendra en grande partie de la qualité du pavillon.

Il existe deux interfaces différentes de transmission et d’amplification des sons par résonance :

– le pavillon à cloche permet d’écouter les sons à basse fréquence.

Exemple : Écoute des bruits carotidiens lors d’un diagnostic d’un AVC

– le pavillon à membrane permet d’écouter les sons à haute fréquence.

Exemple : Écoute des bruits ventilatoires

Il existe deux types de pavillon.

– Le pavillon simple ou pavillon unique peut être à cloche ou à membrane.

– Le pavillon double permet d’écouter les sons à basse et haute fréquence avec le même stéthoscope. Il peut proposer deux pavillons à membrane ou un pavillon à membrane et un à cloche. Les deux pavillons ont souvent des dimensions différentes : le pavillon le plus grand peut être utilisé pour les patients adultes, alors que le côté le plus petit est particulièrement utile pour les enfants ou les nourrissons.

Le poids du pavillon modifie également la propagation du son à la membrane. Plus le pavillon sera lourd, plus la propagation sera efficace.

La lyre

La lyre est la partie métallique du stéthoscope, sur laquelle s’ajuste la tubulure. La lyre est composée de deux tubes auriculaires, d’un ressort de tension et d’embouts auriculaires. Cette partie ressemble à l’instrument de musique du même nom.

Le tube auriculaire

Les embouts sont fixés sur cette partie métallique rigide et non déformable. Elle fait le lien entre les embouts et la tubulure souple. Les tubes sont solidarisés par un ressort de tension qui permet de régler l’écartement de ces derniers afin de l’adapter au mieux à l’utilisateur. On peut simplement ajuster la tension jusqu’au niveau le plus confortable en écartant les tubes auriculaires ou en les croisant pour les resserrer.

Les embouts auriculaires

Les embouts vont se loger au niveau du pavillon auditif du praticien. Il est important d’utiliser des embouts de qualité et adaptés, dans la mesure où l’étanchéité du montage présume de la qualité d’écoute des bruits.

Les embouts peuvent être souples ou rigides. Les embouts souples offrent un meilleur confort, une bonne étanchéité, une plus grande durabilité, et permettent une surface de traitement qui réduit l’adhésion de fibres et de poussière.

Les embouts sont généralement amovibles par un système de clips ou de pas de vis. Cette caractéristique permet de respecter des règles élémentaires d’hygiène (changement d’embout entre utilisateurs, nettoyage) et d’utiliser différentes tailles d’embouts afin de choisir la taille la plus adaptée à l’anatomie du praticien.

La tubulure

Entre la lyre et le pavillon se trouve un tube souple généralement en PVC (on évite le latex en raison des risques allergiques).

La tubulure peut être simple ou double. Une double tubulure contient deux conduits distincts et améliore la qualité d’écoute en transmettant indépendamment les sons pour chaque oreille.

On précise souvent la longueur de la tubulure qui se mesure du haut des embouts jusqu’à la base du pavillon. La longueur de la tubulure est une question de préférence personnelle et n’influe que très peu sur la qualité acoustique.

La base

La base de la tige relie le pavillon à la tubulure. Cette partie rigide, tout comme les tubes permet sur certains modèles de choisir entre une écoute à la cloche ou à la membrane du pavillon en tournant le pavillon.

3. Le stéthoscope électronique

Les stéthoscopes électroniques proposent des modes d’auscultation similaires aux appareils traditionnels, mais avec des systèmes d’amélioration et de filtration des sons.

L’amplification est meilleure, les bruits ambiants sont filtrés et parasitent ainsi moins l’écoute. Ce système de filtre permet également d’isoler des sons spécifiques (certains bruits cardiaques) ce qui facilite les investigations du thérapeute.

Ils disposent également d’un écran LCD qui affiche diverses informations. Par exemple, la fréquence cardiaque. Une fonction de réduction de vitesse de restitution permet de mieux décomposer les sons rapides. Par exemple les cycles cardiaques en pédiatrie. Leur forme est classique, mais leur utilisation est assez peu répandue. Leur coût est plus élevé et les réserve à un usage spécialisé.

Certains modèles proposent également l’enregistrement des sons afin de pouvoir les réécouter ultérieurement. Ces enregistrements peuvent être sauvegardés sous différents formats pour les attacher à un dossier médical ou les envoyer à un collègue pour avis.

4. Une pratique : un stéthoscope

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Il est évidemment primordial d’avoir un stéthoscope de qualité afin de réduire les erreurs de diagnostic et donc les traitements inadaptés, c’est pour cette raison que Girodmedical a sélectionné le meilleur du stéthoscope parmi les plus grandes marques : stéthoscope Littmann, Riester, Spengler, et bien d’autres encore à découvrir sur notre site.

5. Utiliser son stéthoscope

Les conditions d’examen à respecter lors de l’auscultation afin de profiter des meilleures performances acoustiques :

– L’environnement doit être le plus silencieux possible et à température agréable
– Utiliser un stéthoscope de qualité pour un diagnostic viable
– S’assurer du bon état du stéthoscope
– Utiliser un stéthoscope dont la longueur de la tubulure est optimale
– Utiliser des embouts auriculaires adaptés à vos oreilles
– Nettoyer et désinfecter voter stéthoscope régulièrement et en particulier après chaque patient

– Positionner correctement la lyre

 

Bonne insertion
Bonne insertion

 

Bon positionnement
Bon positionnement

 

Positionnement incorrect
Positionnement incorrect

Les stéthoscopes disposent d’une lyre prévue pour être portée selon un angle anatomique, orienté vers le canal auriculaire de l’utilisateur. Un mauvais port de la lyre peut entraîner une réduction partielle et parfois même complète de la performance acoustique

– Régler le mode d’écoute

Avec un stéthoscope double pavillon, l’utilisateur doit tourner le pavillon pour ouvrir ou règler la cloche ou la membrane. Le changement est audible avec un petit « clic ». Si le membrane est ouverte, la cloche sera fermée, empêchant les sons de passer à travers, et vice versa.

6. L’auscultation

Il existe différentes auscultations réalisables avec un stéthoscope afin d’écouter les divers bruits produits par les organes du corps humain, notamment ceux émis par le cœur, les poumons, le tube digestif, les carotides et les artères fémorales.

Auscultation pulmonaire

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L’auscultation des poumons vise à écouter et à interpréter les différents bruits du passage de l’air pendant les cycles ventilatoires. Elle s’effectue sur quatre cadrants situés sur le thorax antérieur et et 6 quadrants sur le thorax postérieur. On utlise le côté membrane du stéthoscope posé à même la peau en léger appui. On écoute ainsi le murmure vésiculaire. Lorsqu’il est physiologique, il est perceptible sur toute la durée de l’inspiration et pendant le premier tiers de l’expiration.

Le murmure peut être diminué ou disparaître, en situation pathologique (présence de liquide non conducteur des bruits aériques par exemple). Le murmure peut également être perturbé par des bruits surajoutés.

Auscultation cardiaque

foyers

Les foyers d’auscultation cardiaque principaux ne correspondent pas à la situation anatomique des valves correspondantes:

Position 1 : 2ième espace intercostal droit (foyer aortique : FAo sur la figure),
Position 2 : 2ième espace intercostal gauche (foyer pulmonaire : FP sur la figure)
Position 3 : 3-4ième espace intercostal gauche au bord gauche du sternum (BGS sur la figure) ou endapex,
Position 4 : pointe (Pt sur la figure) ou apex (ou foyer mitral),
Position 5 : foyer tricuspidien (FT).

Cependant, l’auscultation ne saurait se limiter à ces seules régions. En effet, des données importantes peuvent être recueillies à d’autres niveaux, la région parasternale droite, le cou (propagation des souffles aortiques), la région axillaire gauche (propagation des souffles mitraux), le creux sus sternal ou le creux épigastrique, la région sous-claviculaire gauche (canal artériel), la région inter-scapulo-vertébrale gauche (coarctation de l’aorte).

Les principaux bruits cardiaques sont nomenclaturés B1, B2. Ces deux bruits correspondent à la systole ventriculaire.

Le premier bruit physiologique (B1) est sourd et grave. Il correspond à la fermeture des valves auriculo ventriculaires au moment de l’éjection systolique.

Le second bruit physiologique (B2) se produit en fin de systole ventriculaire, à la fermeture des valves sigmoïdes et aortiques. Il est plus sec et plus bref que B1. Des bruits peuvent être audibles entre B1 et B2 (souffles systoliques) et entre B2 et B1 (souffles diastoliques).

Les bruits cardiaques sont écoutés sur quatre sites et à chaque fois avec la cloche et la membrane pour isoler les hautes et basses fréquences. Le malade doit également changer de position (assis, décubitus dorsal, latéral…) en fonction du site exploré.

Encore plus que pour l’auscultation pulmonaire, l’auscultation cardiaque nécessite un entraînement régulier et une pratique fréquente.

Auscultation vasculaire

La cloche placée sur le trajet des artères carotides permet de déceler des souffles caractéristiques de sténoses.

Placé sur la partie médiane de l’abdomen (entre l’appendice xiphoïde et le pubis), il sert à déceler un souffle systolique pathologique caractéristique d’un anévrisme de l’aorte. Attention cependant, le souffle peut être absent, si la sténose est sévère et très évoluée.

Utilisé conjointement avec un brassard de pression non invasive, le stéthoscope sert à mesurer la pression artérielle.

Chez l’enfant, la fréquence cardiaque peut être audible au niveau de la fontanelle.

Auscultation abdominale

L’utilisation côté membrane du stéthoscope au niveau de la sphère abdominale permet d’écouter les bruits hydro-aériques intestinaux. Utile afin de dépister une occlusion ou une paralysie du tube (absence de bruit). A contrario, la présence de bruits peut témoigner d’un fonctionnement normal ou par exemple de la bonne position d’une sonde gastrique.

Auscultation pubienne

Site peu connu, peu étudié et peu usité de nos jours, l’auscultation pubienne est pourtant connue depuis 1846. Ce test est simple, rapide, indolore et ne nécessite pas de dévêtir le patient. Il consiste à placer la membrane du stéthoscope sur le pubis et à effectuer une percussion avec les doigts sur chaque rotule. Le test est positif si l’auscultation est asymétrique et permet de compléter le diagnostic clinique de la présence d’une fracture fémorale (la continuité osseuse n’est plus conservée et donc les sons ne sont plus transmis).

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