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Défibrillateur

 

Définition et historique du défibrillateur

 

Définition

 

Un défibrillateur automatique est un appareil portable qui analyse d’abord l'activité du cœur d’un individu en arrêt cardio-respiratoire. Si le défibrillateur détecte un rythme « choquable », il délivre un choc électrique, appelé défibrillation. La défibrillation consiste donc à délivrer au bon endroit, un choc électrique de bon calibre (puissance, phase). L’objectif de la défibrillation est de permettre au cœur de battre à nouveau normalement. Le défibrillateur fonctionne à l’aide d’une batterie.

 

La réanimation cardio-pulmonaire (RCP), quant à elle, consiste en un bouche-à-bouche associé à des compressions thoraciques. L’objectif est de faire circuler le sang oxygéné, et d'alimenter ainsi le cerveau et le myocarde. Cette pratique augmente les chances de réussite de la défibrillation. On note cependant que dans certains cas isolés, le bouche à bouche pourrait retarder et compliquer le massage cardiaque. Mais puisque l’efficacité du sauvetage dépend en grande partie de la rapidité des soins prodigués, il reste donc recommandé de pratiquer la réanimation classique dans un premier temps, avec compressions thoraciques et ventilation artificielle.

 

Même si l’objectif de la défibrillation est de faire repartir le cœur, cela ne signifie pas que la victime va forcément survivre. Mais dans le cas où celle-ci survie, des séquelles neurologiques irréversibles peuvent hélas intervenir. Il n’en reste pas moins que la réanimation cardio-pulmonaire associée au défibrillateur, reste la seule technique connue procurant les meilleures chances de survie.

 

Historique

 

La première défibrillation réalisée sur un homme remonte à 1956, tandis que sa première commercialisation a eu lieu en 1994. Mais il a fallu attendre 2007, pour que la première réglementation soit instaurée en France. Depuis quelques années, la mise à disposition de défibrillateurs se développe. Cette mise à disposition se fait essentiellement sous l’impulsion des collectivités territoriales.

 

Les espaces de pratiques sportives semblent en être les premiers bénéficiaires. Ces matériels étant fait pour sauver des vies, ils bénéficient d’une prise de conscience tardive, mais particulièrement justifiée. La maintenance et la formation des utilisateurs doivent impérativement être bien assurées, pour que ce précieux matériel apporte tout le bénéfice qu’on est en droit d’attendre de lui.

 

Défibrillateur : Les matériels

 

Le défibrillateur semi-automatique (DSA)

 

Mode de fonctionnement du DSA

 

Le défibrillateur semi-automatique (DSA) doit être activé par le sauveteur en appuyant sur un bouton. L'appareil délivre alors un choc, après que le sauveteur se soit assuré  que personne ne touche la victime, avant le choc électrique. Quel que soit le type d'appareil, l'analyse du rythme cardiaque, ainsi que le diagnostic sont automatiques.

 

En France, on trouve maintenant des défibrillateurs semi-automatiques dans les avions. Pourtant, la diffusion des défibrillateurs est quelque peu bloquée du fait notamment des exigences de formation, jugées parfois disproportionnées au regard de la simplicité d'utilisation de l'appareil. D’autre part, l'absence d'obligation pour les dirigeants de lieux recevant du public, limite également l’expansion des défibrillateurs.

 

Le DSA et ses accessoires

 

Le défibrillateur semi automatique (DSA), est constitué de plusieurs éléments et accessoires. C’est éléments sont les suivants :

 

- Des ciseaux pour découper si nécessaire, les vêtements gênant  pour la pose des électrodes.

- Un rasoir afin d’enlever les poils sur le torse des victimes et pour permettre une meilleure adhérence de l'électrode sur la peau.

- Des serviettes jetables pour essuyer la victime dans le cas, d'une noyade, de transpiration ou d’une souillure.

- Des patchs adultes et pédiatriques à placer sur le torse afin d’évaluer le rythme cardiaque et faire passer le choc électrique.

- Des batteries de sécurité, au cas où plusieurs interventions devraient être réalisées.

- Le boitier de défibrillation qui reçoit les batteries et sur lequel on branche les électrodes. Un haut-parleur est également présent pour guider l'utilisateur à l'aide de consignes vocales.

 

Le défibrillateur entièrement automatique (DEA)

 

Il ne faut pas confondre le défibrillateur entièrement automatique (DEA), avec le défibrillateur automatisé externe (DAE). Le défibrillateur entièrement automatique est un appareil qui délivre un choc électrique à la victime. A la différence du défibrillateur semi-automatique, ce choc est émis uniquement après qu’une indication vocale stipule de ne plus toucher à la victime. Il s’agit donc d’une procédure simplifiée, avec des risques de maniement  atténués. C’est entre autres pour cette raison que les défibrillateurs proposés au grand public sont généralement des DEA.

 

Au coût du défibrillateur externe automatique, il faut ajouter les coûts relatifs à la formation et à la maintenance périodique. Il est aussi possible de procéder à des contrats de location,  avec des options possibles, telles que la mise à disposition d’un appareil. De plus, les associations sportives désireuses de s’équiper de défibrillateurs automatisés externes qui répondent aux caractéristiques stipulées par l’article R 6311 – 14 du Code de la Santé Publique, peuvent obtenir une aide, dans la limite d’un montant de 700 euros par appareil. Pour en bénéficier, il convient de demander le dossier "CNDS Demande de subvention" à la Direction Départemental ou Régional de la Jeunesse et des Sports. Les acheteurs trouveront auprès de GIRODMEDICAL, les meilleurs prix et les bons conseils.

 

Réglementation relative au défibrillateur

 

Utilisateurs

 

C’est le Décret n° 2007-705 du 4 mai 2007, qui réglemente l’utilisation des défibrillateurs sur le territoire français. Depuis cette date, tout français est autorisé à utiliser un défibrillateur automatisé externe, qu’il s’agisse d’un  DEA ou un DSA. En effet, selon ce décret : "Toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe..."


Cependant l’utilisateur du défibrillateur devra s'assurer d’une sécurité maximale en procédant à plusieurs vérifications. Ces vérifications sont évidemment largement développées lors des formations. Parmi ces diverses recommandations, on distingue notamment la prise des précautions suivantes :

 

- ne pas être dans une atmosphère explosive (fuite de gaz...)

- bien dénuder le torse de la personne en arrêt respiratoire

- placer la victime sur une surface sèche et non métallique…

 

L’utilisateur du défibrillateur reçoit des instructions apaisantes émises par une voix naturelle. Il est ensuite guidé dans les différentes étapes de la défibrillation d'urgence et pour la délivrance du choc. Il peut aussi obtenir de l’aide pour la réanimation cardio-pulmonaire qui consiste en un bouche à bouche, associé à un massage cardiaque. L’optimisation de l’efficacité du défibrillateur passe par un strict respect des consignes. Même si l’opération est partiellement automatisée, l’utilisateur doit veiller à conserver son sang froid.

 

Formation

 

En France, l'utilisation du défibrillateur fait partie du programme de la formation aux premiers secours du grand public (PSC1). Le défibrillateur est aussi au cœur de la formation de base des secouristes qualifiés tels que pompiers et maîtres nageurs sauveteurs. La formation au secourisme des personnels médicaux (l'AFGSU), assure naturellement ce type de formation.

 

Le défibrillateur est donc un complément à la réanimation cardio-pulmonaire apprise lors des formations de secourisme. Or, le décret du 4 mai 2007 stipule que les défibrillateurs externes automatisés peuvent légalement être utilisé par « toute personne ». En cas d’arrêt cardiaque survenu en l’absence d’une personne formée à l’utilisation du défibrillateur, toute personne pourra donc utiliser l’appareil. Cependant, il s’avère naturellement préférable de procéder à une formation préalable, afin de manipuler efficacement le défibrillateur. Pour impliquer au maximum le grand public, des campagnes de sensibilisation et d’initiation au défibrillateur sont régulièrement organisées sur tout le territoire. Ces formations ont pour objectif de détecter un malaise et de faire face, grâce au défibrillateur, à l’urgence cardiaque, dans la sérénité.

 

Ces formations peuvent évidemment être intégrées à une formation de secouriste. Il peut aussi s’agir d’une initiation réalisée par un organisme spécialisé, tel que indiqué dans l’arrêté du 6 novembre 2009, qui définit le contenu et la durée de cette formation non obligatoire. Cependant, le code du travail stipule que la formation de secouristes est obligatoire dans chaque atelier où des travaux dangereux sont réalisés. Il en est de même pour les chantiers employant au moins vingt travailleurs pendant plus de quinze jours. Pour tous les autres postes, les textes précisent que « l’employeur organise et dispense une information des travailleurs sur les risques pour la santé et la sécurité et les mesures prises pour y remédier ». L’article R4141-3 du Code du travail, précise également que la formation à la sécurité doit porter sur la conduite à tenir en cas d’accident.

 

On constate ainsi que progressivement, le défibrillateur prend la place qu’il mérite dans les législations et dans la sécurité du public. Les enjeux sont tels que chacun doit, à son niveau, veiller à la vulgarisation de cet équipement, pour la sécurité de tous. Celle-ci passe d’abord par l’achat du défibrillateur.